[Chroniques] Nos aventures sur Titan

le monde des séries Défis Fantastiques, Sorcellerie ! et d'une partie de la série Double-Jeu
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MastaDaddy
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Re: [Chroniques] Nos aventures sur Titan

Messagepar MastaDaddy » 05-10-2019

Ah, je vois. C'est vrai que leur gamme de décors envoie du lourd.
Bien vu la lumière, ça fait toujours son effet ! Alimenté à pile ?
Funky soul !

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Chrysalid
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Re: [Chroniques] Nos aventures sur Titan

Messagepar Chrysalid » 05-11-2019

Oui oui, une petite pile bouton, ça tiendra le temps que ça tiendra :) Ça participe à l'ambiance (gros travail à gérer, ça, l'ambiance)...

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Re: [Chroniques] Nos aventures sur Titan

Messagepar MastaDaddy » 05-13-2019

Ah ça, c'est sûr :)
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Re: [Chroniques] Nos aventures sur Titan

Messagepar Chrysalid » 05-21-2019

ATTENTION SPOILERS - Ce scénario est tiré du Livre des Règles.
Si vous pensez y participer en tant que joueur, je vous conseille de ne pas lire ce qui suit...


Le Tambour de Gondrim : Marche ténébreuse (18-mai-19)
Séphorée, la Mage Ymix et Saphyra

Le jour déclinait lentement lorsque les trois aventurières et leurs deux chiens parvinrent en vue de la caverne. Bien que cette forêt devait regorger de mille grottes en tous genres, la présence de deux ELFES OBSCURS gardant l'entrée d'un œil distrait les conforta dans l'idée qu'elles étaient arrivées au bon endroit.
Elles se concertèrent sur la façon de procéder, puis lancèrent les deux chiens sur le premier garde alors qu'elles-mêmes concentraient leurs efforts sur le second. En contournant la scène à travers les taillis, Séphorée parvint à le surprendre mais il fut aussi assailli par les sorts que lui lançaient les deux magiciennes !
Une fois cet obstacle écrasé, la petite équipe s'enfonça dans les profondeurs obscures de la colline, obscures... et particulièrement malodorantes ! En effet, la première salle avait été utilisée comme foyer par un ours, dont le cadavre encore frais était envahi par un nuage de mouches au milieu de la salle. Ses blessures semblaient avoir été faites par des lames – les elfes obscurs, à l'évidence.
Le couloir du fond les mena, par-delà des os blanchis et des chauves-souris nombreuses, à une herse qu'elles eurent bien du mal à ouvrir. Et ça n'était pas Saphira la femme-chat qui les y aida le plus ! En effet, celle-ci se laissa emporter par sa curiosité naturelle lorsqu'elle aperçut les deux leviers sur le mur de droite, et eut pour réflexe de les manœuvrer n'importe comment, comme l'aurait fait un enfant. Séphorée et la Mage Ymix virent avec effroi des pointes de flèches émerger partiellement du mur opposé... mais rien ne se passa. Il sembla que l'endroit était piégé, mais les mécanismes étaient figés par la rouille, ce qui les sauva. Alors la femme-chat fut écartée, et ses deux compagnes d'aventure s’attelèrent à trouver comment ouvrir la herse sans déclencher de piège. Cela arriva vite, et la herse se leva lentement tandis que des sons mécaniques résonnaient dans les murs de pierre. Hélas, Séphorée eut à peine le temps de passer que déjà, la lourde grille retomba, la blessant au passage ! Douloureuse, elle se redressa pour constater qu'elle avait été séparée de ses amies. Une petite visite des lieux lui permit de découvrir un autre levier de ce côté, qui permit une véritable ouverture cette fois. Dans le doute, elles bloquèrent la herse avec un fémur trouvé un peu plus tôt dans un tas d'ossements.

Le petit bureau avait déjà été vidé. Par contre, la chambre comportait encore un cadavre : probablement celui de l'apprenti de Gondrim. Depuis combien de temps était-il là ? Il ne restait plus de lui qu'un squelette déséché sur lequel la peau s'était racornie et les vêtements s'étaient effrités. Sans respect aucun pour le cadavre, Saphira s'empara de son fémur pour remplacer celui qu'elle avait dû laisser dans la herse...

Dans la bibliothèque qui suivit, ils rencontrèrent Surin fils de Dimbur, un nain au torse criblé de flèches. Il leur raconta qu'il avait été l'esclave de Melinnon Kartranuil, un cruel sorcier elfe. Lorsque celui-ci, accompagné de ses troupes et d'une femme de la surface, s'était lancé dans la quête du Tambour de Gondrim, il s'était entouré de nains destinés à lui ouvrir les pièges et lui permettre d'avancer dans l'exploration de l'ermitage. Et Surin avait trouvé l'accès au sous-sol, qu'Orbro avait piégé. Hélas, le piège s'était réenclenché après que les elfes obscurs se soient engouffrés dans le couloir. Séphorée et ses compagnes comprirent que si elles souhaitaient descendre à leur tour, il leur faudrait affronter les flèches d'Orbro. A moins que...
La mercenaire demanda à Surin de faire le sacrifice ultime afin que la quête fut rendue possible. Pour qu'elles puissent descendre dans le couloir à leur tour, et empêcher Melinnon de mettre la main sur un pouvoir aussi dangereux que celui du Tambour, il fallait que quelqu'un déclenche le piège. Or, lui-même était mourant et sans espoir de guérison... que pourrait-il offrir de mieux que sa vie pour que la mission puisse s'accomplir ? Après une hésitation, il accepta, et alors que les femmes le levaient face au piège, il manœuvra le mécanisme et fut alors criblé de nouvelles flèches qui le tuèrent sur le coup, cette fois. Le passage s'ouvrit, et elles s'y engouffrèrent en laissant le cadavre derrière elles.

Plus bas, elles découvrirent deux portes face à face. Toujours curieuse et enthousiaste, Saphira s'engouffra derrière celle de droite où elle trouva une bibliothèque qui lui sembla bien plus fournie que la précédente. Hélas, les livres ici avaient mal supporté l'épreuve du temps, au point qu'ils se désagrégeaient à moindre contact.
Pendant ce temps, la magicienne et la mercenaire laissèrent la femme-chat vivre sa vie et optèrent, quant à elles, pour la porte de gauche dont le panneau était orné d'un tambour cadré de runes naines. Un couloir s'enfonçait dans les ténèbres. Hélas, elles y firent à peine quelques pas qu'un grand bruit soudain les fit sursauter, et leur torche s'éteignit. Elles tentèrent tant bien que mal de la rallumer, voire d'allumer d'autres sources de lumière, mais en vain. Rien n'y faisait, elles étaient dans l'obscurité la plus totale ! Elles retournèrent sur leurs pas, mais dans l'intervalle, le sol s'était dérobé, et elles firent une chute sur plusieurs mètres dans une fosse tout aussi obscure... Puis le piège se referma au-dessus de leurs têtes...
De son côté, Saphira revint dans le couloir sans avoir rien trouvé d'intéressant dans la bibliothèque. Elle fut surprise de ne pas voir ses compagnes d'aventure – par contre, les aboiements des chiens provenant du couloir d'en-face lui mirent la puce à l'oreille-de-chat. Elle s'y engagea à son tour, et au bout de quelques instants, sa torche s'éteignit et un bruit de pierre retentit derrière elle. Lorsqu'elles comprirent que leur piège s'était réouvert, Séphorée et la mage Ymix l'appelèrent et la mirent en garde. La magicienne bondit hors du trou à l'aide des bottes de saut de Yaztromo, et la femme-chat lança une corde dans le trou afin de faire remonter Séphorée dans l'urgence alors même que le piège se refermait à nouveau. Une fois sorties d'affaire, les deux rescapées se demandèrent si elles auraient pu sortir sans l'aide de la femme-chat... Une rapide exploration du corridor sombre révéla que celui-ci ne menait que sur un cul-de-sac.

En poursuivant dans le premier couloir, elles arrivèrent en vue d'une grande salle à colonnes où officiaient trois elfes obscurs, dont deux soldats et un magicien – très certainement le fameux Melinnon Kartranuil. Et elles virent le fameux tambour posé sur un piédestal. Elles ne prirent pas le temps de les observer, préférant largement mettre au point une stratégie d'attaque pour récupérer le tambour et tuer les elfes. Une fois d'accord sur la marche à suivre, elles envoyèrent leurs chiens sur l'un des soldats tout en lançant des sorts sur le magicien. Surpris, celui-ci fut projeté en arrière par un éclair enflammé ! Le torse fumant, il se redressa face au tambour et commença à taper en rythme avec les baguettes. Et à la surprise générale, l'un des soldats présents devant le piédestal... se dédoubla ! Ainsi, l'artefact était aussi capable de reconstituer le vivant ??? Les deux chiens vinrent à bout d'un soldat elfe alors que Séphorée tua le second. Avant que le sorcier ne crée un soldat supplémentaire, Ymix usa de son pouvoir pour attirer le tambour à elle, faisant rager Kartranuil ! Celui-ci fut perturbé par une illusion de Séphorée qui l'attaquait, jusqu'à ce qu'un second éclair enflammé ne vienne le terrasser une bonne fois. La victoire était à elles, hélas, dans le combat, le chien d'Ymix avait été tué.

Les elfes obscurs étaient morts, elles avaient mis la main sur le fameux tambour et ses baguettes magiques. Une rapide concertation leur permit de se mettre d'accord : le tambour fut percé et les baguettes brisées. De fait, ce pouvoir disparaîtrait à jamais, et nul ne pourrait à nouveau menacer Allansia de la sorte. Pour preuve de leur victoire, Séphorée trancha la tête du sorcier, et l'enroula dans un linge...

Le retour vers Pont-de-pierre se déroula sans anicroche, et à peine arrivées, elles demandèrent à rencontrer le roi ; celui-ci se présenta à elles et leur promit qu'Aalia aurait droit à un procès dans les formes. Mais à sa grande surprise, Séphorée lui fit une proposition : elles renonçaient toutes à la récompense promise, et en échange, Aalia leur serait remise sur le champ (il faut noter que Saphira, quant à elle, n'était pas du tout d'accord – elle voulait sa récompense ! Mais nul ne faisait attention à elle). D'abord surpris par une telle requête, le roi Gillibran finit par accepter et une petite escouade de soldats ramena Dame Aalia lourdement enchaînée au centre de la place. La foule s'était amassée autour, et le roi, appuyé sur sa hache légendaire, observait, intrigué. Pour commencer, Séphorée montra la tête de Kartranuil à Aalia, et lui demanda pourquoi une prêtresse de Hamaskis – pourtant dieu de la connaissance – s'intéressait au pouvoir ! La prêtresse lui expliqua que la connaissance n'était qu'une porte, et que tout pouvait être découvert par ce biais... ce à quoi la mercenaire lui répondit qu'elle avait fait un mauvais calcul ; si Aalia les avait incluses dans ses plans, elles l'auraient suivies ! Tout ce qui importait était la récompense ! Puis enfin, sous les regards effrayés de la foule, Séphorée dégaina son épée et la passa à travers le corps d'Aalia qui tomba, les yeux figés sur une expression de surprise. Depuis ce jour, l'on se souviendra de Séphorée dans les rues de Pont-de-Pierre...

Pour finir, le tambour et les baguettes furent remis à Dame Lalame qui envisagea sérieusement de les remettre en état. Par contre, il était toujours hors de question de les exposer parmi les autres instruments de son petit musée...


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