Vos meilleurs souvenirs

le jeu de rôle de Denis Gerfaud
grouik
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Re: Vos meilleurs souvenirs

Messagepar grouik » 05-28-2015

Beryl a écrit :C'est pas impossible, bien que je me souviens de certaines pages vraiment très claires à l'impression.
Cela dit, il y a du boulot d'adaptation. Je l'ai écrite principalement pour mes joueurs à l'époque et chacun avait un personnage bien particulier qui n'avait pas pris le baluchon de voyageur par hasard.
Disons qu'ils avaient tous un but plus ou moins précis au début, une sorte de quête dans la quête.
C'était très lié à mes joueurs et ce sont les efforts qu'ils ont déployés, tous à leur échelle, pour tendre vers ce but qui ont donné des moments vraiment mémorables.
Faut que je la relise, voir si ça a bien vieilli tout ça. À l'époque, j'avais pas la même sensibilité du monde de RdD que maintenant.
Je me souviens de quelques passages plus D&D que RdD :blush:
Si cela peut te rassurer tu n'es pas le seul à avoir fait des passages D&D au début! :D

grouik
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Re: Vos meilleurs souvenirs

Messagepar grouik » 05-29-2015

Souvenirs d'un ami. :D
Quelques souvenirs d’Archiben :
Beaucoup de plaisir avec ce jeu magnifique, qui nous est devenu quasi exclusif en rôle depuis plusieurs années malgré la raréfaction des scénarios « officiels » du grand Denis, et ceci grâce en particulier à la créativité de Dom, qui a su en outre rédiger et mettre en ligne son abondante production, qu’il en soit remercié ici. Grouik aussi est très créatif, quoique moins « orthodoxe » (si, si, on peut le dire comme cela…). Dommage que nous n’ayons pas de trace écrite de ses superbes extravagances, la mémoire est faillible… Et merci aussi à certains Genevois talentueux de leur perfusion inspirée de scénarios « Thinklesques » au moment où il y en avait le plus besoin, et à tous les autres…
De beaux souvenirs donc, plein ! Mais puisqu’il faut sélectionner, voici une possible liste restreinte :
En tant que joueur :
- La création du premier personnage, un Marcus thanataire et onirosien, dans ce système novateur (en 86 !) permettant d’exprimer librement de multiples talents (pas le cas du vénérable ancêtre à l’époque), plein de bonnes idées pour imaginer la personnalité conduisant à ces choix de vie, une gestion foisonnante de la magie, etc. Déjà un vrai plaisir, avant même de commencer à jouer.

- L’auberge des derniers voyageurs. Enrhumée, vous avez dit ? Bizarre…

- L’empire du roi joueur, ce piège immonde dont nous avons adoré réussir à nous extraire la peur au ventre, ainsi que la perversité délicieuse de certains de ses habitants…

- Le trésor de Black Squirrel (ah ! cette île aux contraintes administrativo-sanitaires qui nous a fait péter les plombs ! On se serait presque cru dans notre monde réel, sauf qu’on ne peut pas y massacrer un fonctionnaire insupportable…). Et tout le reste…

- La campagne de Ventôse (Dom), en particulier le scénario où la folie des vents fait de nous des meurtriers hébétés poursuivis par les autorités, et qui doivent comprendre pourquoi en reconstituant leurs faits et gestes oubliés ! Une mention aussi pour le dépaysement et l’ambiance particulière en cette cité, qu’a particulièrement appréciée Perceline, divine musicienne illusionniste qui reste mon personnage fétiche.

- Ah, le Val d’Ebampire, un autre piège d’une qualité rare, personne ne peut dire que not…

- Le conte de Noêl avec Kris Kringle, scénario au titre oublié que vous ne trouverez nulle part (sacré Grouik ! ), ses sales gosses d’une méchanceté incroyables et ses cadeaux personnalisés… Vous êtes-vous déjà fait constricter par une robe de princesse ?

- Les conférences au sommet franco-suisses à Paris ou Genève, et leurs très riches échanges d’expérience et de styles de jeux (ah bon, il y a une règle pour gérer les blessures dans rêve de dragons ? Nous on a la Croix-Rouge, ça se gère tout seul)… Avec grande amitié, salut les gars ! Et encore bravo pour Les brumes du ouatif ! Ebouriffant…

- Les salons à la porte de Versailles en 87-88 et les discussions de groupies avec Denis .

- Sans oublier pour moi la fin sublime de ma Zarra thanataire, qu’un fumebol malvenu a dans un premier temps condamnée à demeurer métamorphosée en dauphin. S’en tirant par une pirouette inversée du sort d’autométhamorphose, qui lui permettait de se retransformer en humaine chaque jour (une humaine est aussi un animal, Dom, s’pas ?), elle attendait la levée hypothétique de cette malédiction par la rencontre d’un haut-rêvant compétent (suivez mon regard).
Une haine inattendue autant que désincarnée a mis fin au parcours en possédant Zarra. Plus de magie pour elle, et l’abandon dans une mare boueuse par des compagnons toujours aussi incompétents et morts de rire (salauds) chantant « c’est le dauphin à poil haineux, à poil, etc. ». Dom a même demandé à Rolland Barthélémy d’en faire une dédicace illustrée sur mon exemplaire des règles de la « nouvelle » édition de 93 . Mais bon c’est du Rolland, donc talentueux…

En tant que gardien :

- Avant tout, La ballade de Harpsichore, une splendeur jouée sur un fond de musique baroque italienne (Tarquinio Merula) dont j’ai gardé un souvenir impérissable. Et l’amitié d’Hathor qui en a ramené l’équivalent d’un Stradivarius local pour Perceline. Et la goujaterie criminelle de Majunta, qui a pissé dedans dans un moment d’égarement draconique (non, ce n’est pas une excuse valable !)

- Poussière d’étoiles avec ses réflexions philosophiques sur les chutes de tartines entraînant celle des joueurs, toujours trop confiants dans leurs déductions tarabiscotées sur les soi-disant intentions attribuées au grand Denis…

- L’œuf de Psiluma, mortel, que j’ai hésité longtemps à jouer, et qui s’est effectivement soldé par le décès héroïque de Hathor et Britannicus, deux vieux compagnons de Perceline. Les petits nouveaux ont survécu, allez comprendre. J’avoue quelques remords rétrospectivement, mais nous, on lance les dés de combat devant le paravent ! Voilà, voilà, mais aussi quels beaux ennemis que cette secte aux horreurs pavées de bonnes intentions (sauf pour les hauts rêvants). On les fera revenir ?

- Faux-frères, vécu par mon groupe de joueurs aux personnages devenus surpuissants (selon ma perception, certes) comme une promenade de santé indifférente, aux multiples imprudences (non mais je rêve !), et qui m’a inspiré une étude prophylactique qui doit encore figurer dans un « petit coin » sur Internet : « La Grosbillite, maladie frappant de manière endémique le milieu donjonnesque, est-elle transmissible à rêve de dragon ? ». Après cette mise au point et quelques injections de sérum aux persos, on est repartis comme en 86.

- Et actuellement, en cours de campagne, Le dernier matin du monde, qui à mon avis est de la veine de la grande époque. Un immense merci à Jidus et à ses complices pour cette petite merveille sur le fond et la forme. On va s’arrêter là, j’aperçois Ernest, le cochon volant de Grouik, qui me fait signe d’atterrir tout de suite, avec ses petites raquettes.

Merci pour cette nouvelle campagne et bon rêve à tous !


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